Méralgie paresthésique
WarningAlso called: compression du nerf cutané de la cuisse, engourdissement de la cuisse, névralgie fémoro-cutanée, paresthésie de la cuisse, syndrome de Bernhardt-Roth, syndrome de compression du nerf fémoro-cutané
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Ce que cela signifie
Le nerf fémoro-cutané latéral est un nerf purement sensitif — il transmet des sensations depuis la peau mais ne commande aucun muscle. Il part du bas du dos, traverse le bassin, puis passe à travers ou près d'un ligament situé à l'avant de l'os de la hanche avant de se répartir sous la peau de la face externe de la cuisse. La méralgie paresthésique survient quand ce nerf est comprimé ou irrité quelque part sur ce trajet, le plus souvent juste à l'endroit où il se faufile près de l'os de la hanche, provoquant des sensations anormales dans la zone de peau qu'il dessert.
Pourquoi cela apparaît sur un compte-rendu de scanner ou d'IRM
Ce diagnostic repose généralement sur l'examen clinique, à partir de l'histoire des symptômes et de leur localisation précise, sans besoin d'imagerie. Un examen d'imagerie est en général demandé quand le tableau est moins clair, pour écarter d'autres explications à l'engourdissement de la cuisse, comme une hernie discale lombaire comprimant une racine nerveuse, une masse pelvienne ou un problème de hanche. Comme le nerf lui-même est fin et souvent peu visible sur un scanner ou une IRM standard, le compte-rendu indique fréquemment que l'examen est sans particularité, ce qui conforte le diagnostic plutôt que de le contredire, en écartant les autres causes.
Ce que cela signifie généralement
Le nerf est le plus souvent comprimé par des éléments qui exercent une pression à l'avant de la hanche : ceinture, taille de pantalon ou gaine trop serrées, prise de poids, grossesse, station debout ou marche prolongée, ou tissu cicatriciel après une intervention chirurgicale dans la zone, comme une prothèse de hanche. Le diabète peut aussi rendre les nerfs plus vulnérables à ce type de compression. Il en résulte une zone d'engourdissement, de picotements, de brûlure ou de sensibilité accrue sur la face externe de la cuisse, parfois aggravée en position debout ou à la marche et améliorée en position assise. C'est gênant, parfois assez désagréable, mais cela ne provoque pas de faiblesse musculaire et n'est, dans la grande majorité des cas, le signe d'aucune maladie sous-jacente grave.
Quand consulter
Parlez à votre médecin d'un engourdissement ou d'une brûlure persistants de la cuisse, surtout s'ils ne s'améliorent pas après avoir desserré des vêtements trop ajustés ou perdu du poids si cela s'applique. La plupart des cas se résolvent d'eux-mêmes ou avec des mesures simples — vêtements plus amples, gestion du poids et temps — en quelques semaines à quelques mois. Si les symptômes sont sévères, persistants ou s'étendent, d'autres options existent : kinésithérapie, médicaments ciblant la douleur neuropathique, ou parfois une infiltration locale. Toute faiblesse associée de la jambe, tout trouble urinaire ou intestinal, ou une douleur qui s'étend bien au-delà de la face externe de la cuisse justifient un examen plus approfondi à la recherche d'une cause d'origine rachidienne.
Une façon simple de se le représenter
Imaginez un simple fil électrique qui passe juste sous un tapis, en traversant un seuil métallique surélevé au niveau d'une porte. Chaque fois que le tapis est fortement piétiné juste à cet endroit, le fil se retrouve pincé entre le tapis et le rebord métallique, et la lampe qui y est reliée se met à clignoter ou faiblir — alors même que la lampe fonctionne bien et que le fil est intact partout ailleurs. En desserrant le tapis, ou en évitant de marcher à cet endroit, le clignotement s'arrête généralement de lui-même.
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