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Résultats de l’IRM pelvienne : fibromes, endométriose et kystes

Un guide en langage clair des constatations fréquentes à l’IRM pelvienne, notamment les fibromes, les indices d’endométriose, les kystes ovariens et les découvertes fortuites à l’imagerie.

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Pelvic MRI report and pelvis model on a calm beige tabletop

Pourquoi des constatations pelviennes apparaissent à l’IRM

Une IRM pelvienne peut être prescrite pour de nombreuses raisons : douleurs pelviennes, saignements abondants, suspicion d’endométriose, questions de fertilité ou suivi d’une anomalie vue à l’échographie. Parfois, des constatations gynécologiques apparaissent aussi sur des examens demandés pour autre chose, comme une IRM de la hanche, une IRM lombaire ou un scanner abdominal. Cela peut être déroutant : l’examen peut indiquer que les hanches sont rassurantes, tout en mentionnant des fibromes, des follicules ovariens, des veines pelviennes ou des changements des articulations sacro-iliaques.

Cet article fournit des informations générales et ne constitue pas un diagnostic. Les constatations à l’IRM doivent être interprétées en tenant compte de vos symptômes, de l’examen clinique, de vos antécédents menstruels, des imageries antérieures et du compte rendu officiel de radiologie.

Un thème fréquent en imagerie pelvienne est le suivant : une constatation peut être réelle sans être la cause de vos symptômes. L’objectif est de relier l’image à la personne.

Fibromes à l’IRM pelvienne

Les fibromes, aussi appelés léiomyomes utérins, sont des excroissances non cancéreuses constituées de tissu musculaire utérin. À l’IRM, ils apparaissent souvent comme des zones arrondies bien délimitées, situées dans l’utérus ou à sa surface. Les comptes rendus peuvent décrire un utérus multifibromateux, un utérus augmenté de volume ou lobulé, ou des masses myométriales.

Les fibromes peuvent être totalement silencieux. Ils peuvent aussi être pertinents lorsque les symptômes comprennent :

  • Saignements menstruels abondants ou prolongés
  • Saignements entre les règles
  • Pression pelvienne ou sensation de pesanteur
  • Envies fréquentes d’uriner dues à une pression sur la vessie
  • Règles douloureuses ou douleurs pelviennes sourdes
  • Préoccupations concernant la fertilité ou la grossesse, selon leur localisation

L’IRM peut être particulièrement utile parce qu’elle montre où se situent les fibromes par rapport à la muqueuse utérine, à la paroi musculaire et à la surface externe de l’utérus. Un fibrome qui fait saillie dans la cavité utérine peut avoir une signification différente d’un fibrome qui se développe vers l’extérieur de l’utérus.

Lorsque des fibromes sont trouvés sur une IRM de la hanche

Les IRM de la hanche incluent souvent une partie du pelvis, de sorte que l’utérus peut être partiellement visible. Un compte rendu peut indiquer que l’utérus est augmenté de volume ou probablement fibromateux, tout en précisant que les structures gynécologiques ne sont évaluées que partiellement. Cela signifie que la constatation n’est pas ignorée, mais que l’examen n’a pas été optimisé pour cartographier complètement l’utérus. Un gynécologue peut recommander une échographie pelvienne ou une IRM pelvienne dédiée si les symptômes ou la planification du traitement nécessitent davantage de détails.

Endométriose et ce que l’IRM peut montrer

L’endométriose survient lorsque du tissu semblable à la muqueuse utérine se développe en dehors de l’utérus. Elle peut provoquer une inflammation, des cicatrices, des adhérences et parfois des kystes appelés endométriomes. Les symptômes peuvent inclure des règles douloureuses, des douleurs pendant les rapports sexuels, des douleurs lors des selles, des douleurs pelviennes chroniques, des symptômes urinaires ou des problèmes de fertilité.

L’IRM est souvent utilisée lorsqu’une endométriose profonde infiltrante est suspectée. Les comptes rendus peuvent décrire un épaississement, des cicatrices, une traction, des nodules ou du tissu fibreux en hyposignal dans des zones telles que :

  • Les ligaments utéro-sacrés
  • Le torus uterinus derrière le col de l’utérus
  • L’espace rectovaginal
  • La paroi antérieure du rectum ou la surface intestinale
  • Les ovaires ou les parois latérales du pelvis

Des termes comme traction ou maladie adhérentielle suggèrent que des tissus peuvent être rapprochés par des changements de type cicatriciel. Toutefois, l’IRM ne peut pas toujours prouver la cause exacte des cicatrices. Une chirurgie antérieure, une inflammation, une infection ou une endométriose peuvent parfois avoir des aspects qui se chevauchent.

Une IRM normale peut-elle exclure l’endométriose ?

Pas toujours. L’IRM est surtout performante pour la maladie profonde, les endométriomes plus volumineux et la cartographie des zones pouvant influencer la chirurgie. Les petits implants superficiels peuvent être difficiles à voir. Une IRM rassurante peut être très utile, mais des symptômes persistants méritent tout de même un suivi clinique, surtout lorsque leur profil évoque fortement une endométriose.

Follicules ovariens et kystes simples

De nombreux comptes rendus mentionnent de petits follicules ovariens, un follicule dominant, un corps jaune ou un kyste simple. Chez les personnes qui ovulent encore, il s’agit souvent de constatations normales liées au cycle. Un follicule fait partie du fonctionnement mensuel normal de l’ovaire. Un corps jaune se forme après l’ovulation et peut ressembler à une petite structure kystique.

Les radiologues évaluent plusieurs caractéristiques pour déterminer si un kyste paraît rassurant ou nécessite un suivi :

  • S’agit-il d’un liquide simple ou d’un contenu complexe ?
  • Y a-t-il des portions solides, des parois épaisses ou des nodules internes ?
  • Contient-il du matériel d’allure sanguine ?
  • Existe-t-il un rehaussement suspect après contraste ?
  • Y a-t-il une diffusion restreinte, qui peut parfois susciter une inquiétude ?

Un kyste ou follicule d’aspect simple est généralement décrit avec des termes rassurants. Une masse annexielle complexe, un composant solide ou un rehaussement suspect conduirait habituellement à des recommandations plus claires de consultation gynécologique ou d’imagerie de suivi.

Endométriomes : kystes remplis de sang liés à l’endométriose

Un endométriome est un kyste ovarien lié à l’endométriose et à d’anciens produits sanguins. Les comptes rendus d’IRM peuvent mentionner un matériel en hypersignal T1, un ombrage T2 ou un contenu hémorragique. Parfois, un minuscule foyer lumineux est indéterminé, ce qui signifie qu’il n’est pas clair s’il correspond à du sang, à un liquide riche en protéines, à un artéfact ou à un autre processus bénin.

Si un compte rendu indique qu’il n’y a pas d’endométriome certain, c’est rassurant pour les ovaires, mais cela n’exclut pas complètement une endométriose ailleurs dans le pelvis.

Constatations pelviennes fortuites sur des examens non gynécologiques

Toute constatation pelvienne ne provient pas nécessairement d’une IRM pelvienne dédiée. Une IRM de la hanche peut montrer des fibromes ou un petit kyste ovarien. Un scanner abdominal réalisé pour des nausées ou des symptômes digestifs peut mentionner des veines pelviennes proéminentes. Un examen du rachis ou des articulations sacro-iliaques peut montrer des changements près du pelvis qui se recoupent avec des préoccupations de douleur pelvienne.

Fortuit ne signifie pas imaginaire ni sans importance. Cela signifie que la constatation n’était pas la raison principale de l’examen. La question suivante est de savoir si elle correspond à vos symptômes.

Veines pelviennes proéminentes

Certains comptes rendus de scanner ou d’IRM décrivent des veines péri-utérines ou annexielles proéminentes. Ces constatations peuvent être non spécifiques. Chez certaines personnes, des veines pelviennes proéminentes sont discutées en lien avec une congestion veineuse pelvienne, surtout lorsque les symptômes comprennent une douleur pelvienne sourde chronique qui s’aggrave en position debout. Mais l’imagerie seule ne permet généralement pas de poser ce diagnostic. La corrélation clinique est importante.

Modifications des articulations sacro-iliaques

Les comptes rendus peuvent aussi mentionner une sclérose d’aspect chronique près des articulations sacro-iliaques, parfois décrite comme une ostéite condensante iliaque. Ce n’est pas une affection gynécologique, mais les douleurs pelviennes, de hanche et lombaires peuvent se chevaucher. Si la douleur se situe principalement dans le bas du dos, la fesse, l’aine ou le côté de la hanche, votre clinicien peut envisager ensemble des causes orthopédiques, rhumatologiques, nerveuses, musculaires et gynécologiques.

Pourquoi un protocole d’IRM pelvienne dédiée est important

Une IRM pelvienne dédiée est planifiée pour répondre à des questions pelviennes. Elle utilise généralement des plans spécifiques, des images T2 haute résolution, des images T1 avec suppression de la graisse pour rechercher des produits sanguins, l’imagerie de diffusion et parfois un contraste. En cas de suspicion d’endométriose, les radiologues peuvent se concentrer sur le compartiment postérieur, les ligaments utéro-sacrés, la région rectovaginale, la surface intestinale, la vessie et les ovaires.

À l’inverse, une IRM de la hanche est planifiée pour les os, les articulations, le cartilage, les tendons, les bourses séreuses et les muscles. Elle peut tout de même montrer l’utérus ou les ovaires, mais pas toujours avec le niveau de détail nécessaire à une cartographie gynécologique. C’est pourquoi un compte rendu peut indiquer qu’une constatation est partiellement visualisée ou recommander une corrélation gynécologique.

Questions à poser après avoir lu votre compte rendu

  • Pour les fibromes : Où sont-ils situés, et pourraient-ils expliquer des saignements abondants, une pression, une douleur ou des problèmes de fertilité ?
  • Pour une possible endométriose : Existe-t-il des signes de maladie profonde, en particulier près des ligaments utéro-sacrés, de l’espace rectovaginal ou de l’intestin ?
  • Pour les kystes : S’agit-il de follicules simples et physiologiques, ou présentent-ils des caractéristiques complexes nécessitant un suivi ?
  • Pour les découvertes fortuites : Cet examen était-il conçu pour évaluer le pelvis, ou une échographie pelvienne ou une IRM pelvienne dédiée est-elle nécessaire ?
  • Pour les symptômes persistants : Si l’imagerie est rassurante, quelles causes non visibles à l’imagerie devraient ensuite être envisagées ?

Quand parler à votre médecin

Parlez-en à votre médecin ou à votre gynécologue si votre IRM mentionne des fibromes, une possible endométriose profonde, un kyste ovarien qui n’est pas clairement simple, des veines pelviennes proéminentes avec douleur pelvienne chronique, ou toute constatation que vous ne comprenez pas. Il est particulièrement important de consulter en cas de douleur pelvienne sévère ou qui s’aggrave, de fièvre, de malaise avec perte de connaissance, de saignements abondants, de douleur nouvelle liée à une grossesse ou de symptômes qui perturbent la vie quotidienne. Ces informations sont fournies à titre d’éducation générale et ne doivent pas être utilisées comme diagnostic personnel ni comme plan de traitement.

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